5 mars 2021

Antarctique : Le seul lieu de la planète où l’air est pur

Selon les scientifiques, la région de l’Antarctique demeure l’une des moins affectées par l’activité de l’homme.

La professeure Sonia Kreidenweis de l’Université d’État du Colorado et son groupe de recherche ont identifié cette région comme étant celle où l’atmosphère n’a pas connu d’évolution liée aux activités humaines.

Il s’agit de la première étude visant à mesurer la composition des bioaérosols de l’océan Austral au sud du 40ème parallèle.

Selon eco-vertes, des chercheurs de l’université du Colorado ont découvert l’endroit sur terre où il est possible de respirer de l’air vraiment pur.

De fait, la planète regorge de parcs naturels, de forêts, de zones sauvages, mais peu d’endroits sont demeurés vierges. Presque partout, l’humain y laisse sa trace, pollue l’air, le sol et la mer.

Il existe cependant un territoire encore nouveau, inexploré ou presque, où l’air est remarquablement pur et exempt de polluants.

Le groupe Kreidenweis, basé au Département des sciences de l’atmosphère, a constaté que l’air de la couche limite qui alimente les nuages les plus bas au-dessus de l’océan Austral est vierge, exempt de particules, appelées aérosols, produites par des activités anthropiques ou transportées depuis le continent.

Kreidenweis et son équipe pensent que l’air situé au-dessus de l’océan Austral entourant l’Antarctique serait ainsi le moins affecté par les hommes. Ils se sont alors mis à étudier ce qui était dans l’air et d’où il venait.

“Nous avons pu utiliser les bactéries présentes dans l’air au-dessus de l’océan Austral comme outil de diagnostic pour déduire les propriétés clés de la basse atmosphère”, a déclaré le chercheur Thomas Hill, co-auteur de l’étude. “Par exemple, les aérosols qui contrôlent les propriétés des nuages au-dessus de l’océan sont fortement liés aux processus biologiques de l’océan.

“Des échantillons ont été prélevés au cours de la campagne de terrain SOCRATES financée par l’organisation internationale NSF dirigée par le chercheur et co-auteur Paul DeMott. L’étudiante diplômée Kathryn Moore a pour sa part analysé l’air de la couche limite marine, la partie inférieure de l’atmosphère qui est en contact direct avec l’océan, à bord du Research Vessel Investigator alors qu’elle naviguait vers le sud depuis la Tasmanie jusqu’au bord de la glace antarctique.

Édouard Bajika

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