1 mars 2021

RDC : Le CASC préconise un dialogue national pour résoudre la crise

Un Collectif d’Actions de la Société Civile (CASC), plateforme regroupant en son sein diverses organisations formelles de la société civile , des mouvements citoyens ainsi que des personnalités, a, dans une déclaration rendue publique ce lundi 13 juillet 2020, alerté le monde sur la crise que traverse le pays de Lumumba.

Pour CASC, les tensions et crise que connait actuellement la République démocratique du Congo (RDC), résultent des propositions des lois Minaku-Sakata, mais aussi de l’entérinement de Ronsard Malonda par l’Assemblée Nationale. Ce collectif estime que cette crise n’est pas à prendre de manière isolée, elle est le fruit d’un processus électoral dont les résultats ne cessent de susciter des agitations à tous les niveaux et empêchant ainsi la bonne marche du pays.

 » …une série d’évènements politiques aux conséquences néfastes principalement sur l’économie, la sécurité et l’unité nationale sont à relever notamment :
– L’occupation de nos terres par les armées étrangères, semant la mort et la désolation des populations, sans qu’il y ait une réaction conséquente de la 10éme puissance militaire d’Afrique, qui s’illustre par un mutisme qui dénote d’un manque de politique publique cohérente en matière de sécurité », peut-on lire dans la déclaration dont une copie est parvenue à la rédaction de REPLIK.CD.

 » La déstructuration du cadre macro-économique avec comme corollaire la dépréciation de la devise locale face aux devises étrangères, impactant négativement sur le pouvoir d’achat déjà alarmant des populations congolaises, sans que la moindre initiative de l’exécutif pouvant juguler cette crise, qui rappelle les tristes années 1990, ne soit entreprise », ajoutent ces organisations.

Pour CASC, les récurrents incidents produits par les acteurs politiques principalement ceux de la coalition FCC-CACH à travers des discours et des déclarations incendiaires exhumant les velléités ethno-tribales et fragilisant davantage l’unité nationale, chèrement acquise, sont à la base de la crise actuelle.

Le collectif évoque également les faits invraisemblables observés lors des actions judiciaires initiées sur le programme des 100 jours ; la démission du vice premier ministre, ministre de la justice.

CASC pense que la coalition a donc largement prouvé ses limites, il est grand temps de réfléchir sur la mise en place d’un schéma alternatif. Pour ce faire, il invite le Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions à prendre acte de l’impossibilité pour la nation d’accéder au changement avec la coalition FCC-CACH et le convie à réunir les congolais à des assises qui ouvriront la possibilité de recourir à des mécanismes extra juridiques pour ainsi offrir au pays des élections, réellement démocratiques, qu’il mérite d’ici 2023.

Le Collectif appelle le Parlement à tirer les conséquences de la dégradation politique en cours, en le rappelant qu’il sera tenu pour responsable devant l’histoire.

Ces organisations de la société civile sollicite par ailleurs l’implication des toutes les forces vives de la nation pour que les assises préconisées ci haut, aient le mérite de rassembler autour du patrimoine commun que nous avons, à savoir la RDC.

CASC convie enfin la communauté internationale à se saisir de l’ampleur de la crise et de ses conséquences actuelles et à venir, en vertu du sacro-saint principe de solidarité et d’appuyer cette initiative salutaire pour la nation congolaise.

D’ores-et-déjà, le CASC déclenche une démarche de concertation avec toutes les parties prenantes de la société civile, des confessions religieuses et d’autres leaders sociaux en vue de leur implication dans un processus de dialogue national à l’instar de la CNS.

Edoba

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