Kinshasa en deuil et dans la joie

Les tenanciers des espaces et salles funéraires sont profondément attristés et bouleversés, tels des gens endeuillés depuis samedi 19 juillet, à l’annonce de l’interdiction de pleurer les morts, même après l’État d’urgence sanitaire.

En effet, la ville province de Kinshasa connaît depuis lors, un sentiment mi-figue mi-raisin, après la décision du gouverneur de la ville. Pour Gentiny Ngobila, après l’État d’urgence sanitaire, les familles endeuillées n’auront que 30 minutes pour rendre les derniers hommages aux morts avant d’être acheminés à la morgue.

Plus question de veillées mortuaires, même après déconfinement. Le gouverneur l’a confirmé lors de la pose de la première pierre pour les travaux de construction d’un funérarium à Kinshasa, samedi 18 juillet.

Ce funérarium moderne à côté de la morgue centrale de Kinshasa, dans l’enceinte de l’hôpital général de référence de Kinshasa(Ex-mama Yemo) servira, selon Gentiny, aux personnes ayant perdu les leurs de se recueillir pendant une trentaine de minutes, avant d’aller au cimetière.

Voilà qui a courroucé les propriétaires des espaces et salles funéraires éparpillés à travers la ville. Ces derniers se faisaient de fortune en faisant louer leurs salles et espaces pour 24 heures. Les salles dont les prix variaient entre 1500 et 6.000 USD, étaient un casse-tête pour des familles prolétaires. Il fallait autant de semaines de cotisations pour réunir cette somme, ce qui faisait trainer les corps à la morgue.

Une grande partie de la population interrogée se réjouit de cette mesure qui la soulage. Ce, pendant que les propriétaires des endroits funéraires sont près qu’en deuil.

Edoba

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