Jour : 3 août 2020

Nord-Kivu : faible mobilisation dans la riposte contre Covid- 19 à Butembo

La société civile coordination provinciale du Nord Kivu à travers son Vice Président Edgard Mateso Katembo parle d’une faible mobilisation des autorités locales dans la riposte efficace contre la pandémie de la Corona virus qui touche déjà la ville de Butembo.

Dans son interview de ce lundi 03 août 2020, Edgard katembo appelle les uns et les autres à la prise de conscience pour éviter ainsi les erreurs du passé commises dans la période de lutte contre la 10 e épidémie d’Ebola.

Il sied de rappeler que le premier cas positif de Corona virus a été notifié en ville commerciale de Butembo le week-end dernier.

KAWA Ngoy Erick

Yollande Ebongo reforme l’administration de la fonction publique.

Faisant suite à la réforme de l’Administration publique de l’État congolais, une séance de travail a eu lieu le matin de ce lundi 03 août avec tous les secrétaires généraux sous la houlette de la ministre de tutelle, Yolande Ebongo, sur la restitution des travaux de nettoyage du fichier et de la constitution d’un fichier de référence de l’Administration publique.

En effet, la ministre Yolande a tenu à informer les travailleurs que les annuaires statistiques des agents de l’État vont désormais être disponibles pour raison d’efficacité et d’efficience de l’État congolais.

Selon elle, que l’Administration publique constitue la colonne vertébrale d’un Etat. Son décollage passe notamment par la maîtrise des effectifs pour un planning national de haute envergure, afin de favoriser la bonne qualité du travail des agents dans son secteur.

Les agents qui ont pris part à cette activité ont félicité la patronne de la fonction publique non seulement pour la maîtrise des effectifs, mais aussi et surtout le nettoyage du fichier et la constitution d’un fichier de référence de l’administration publique.

Par ailleurs, la ministre de tutelle a matérialisé le rêve des fonctionnaires et de l’État congolais, conformément à ses attributions. Ceci est une satisfaction totale pour les agents de l’Etat congolais.

Désiré Wembolowa.

Kasaï central : Dr Berry Beya alerte sur les rumeurs de Covid-19

Intervenant dans l’émission santé et bien-être sur Réveil FM Kananga, Berry Beya, spécialiste en santé publique demande à la population de garder silence et observer les mesures barrières.

En effet, le Kasaï central est une nouvelle province et enregistre son premier cas depuis le début de pandémie en Mars 2020.

Actuellement la population est dans une panique face à l’annonce du décès d’un cas suspect à l’hôpital provincial de Kananga.

Un homme majeur venant de Kinshasa âgé de 46 ans était décédé et son corps se retrouve à la morgue.

Depuis l’annonce de ce cas beaucoup se posent des questions surtout ses contacts.

Dr Beya explique et donne la différence entre un cas suspect et un cas contact.

 » Un cas suspect de la covid-19 est un cas qui présente les symptômes comparables à cette pathologie », explique-t-il

Étant donné que ce monsieur venait de Kinshasa, l’épicentre de la pandémie et qu’il a présenté un tableau semblable, on peut suspecter en attendant le diagnostic de certitude.

Il faut insister que beaucoup ont divulgué en mal cette information, ce qui a mis la population en panique.

Selon le gouverneur, tous les contacts sont listés et seront suivis.

Pontien Junior Lushiku

RDC : les Télécoms suspendent leurs services de change mobile

L’imbroglio autour du taux d’échange à Kinshasa gagne du terrain. Certains services de Télécommunications suspendent ce lundi 03 juillet 2020, le service mobile d’échange de monnaie.

À travers les différentes communes de la ville de Kinshasa, les tableaux des Cambistes n’ont rien affiché ce matin, faute de spéculation de taux d’échange.

Certains cambistes vont jusqu’à refuser de prendre le dollar américain, craignant une chute spéculaire.

 » Je suis dans l’incertitude depuis hier, je ne sais faire le change par que je risque de perdre mon argent suite à l’instabilité du taux », se confie un cambiste à la rédaction de Replick.cd.

Depuis la soirée du 02 août 2020, il s’observe à Kinshasa, une confusion généralisée autour de la spéculation de taux de change. La semaine dernière, un dollar se changeait à 2000, ce matin, le taux demeure incertain à Kinshasa, 1600 pour certains, 1700, 1800 voir 1900 pour d’autres.

F.O

Jean Claude Katende compare les USA à la RDC en matière électorale

Le Président de l’Asado, fait l’analogie en matière électorale entre la République démocratique du Congo et les USA.

À la question de savoir de savoir comment analyse-t-il la déclaration du Président des USA Donald Trump sur la possibilité de reporter l’élection présidentielle que ce dernier a proposé, Jean Claude Katende répond que les premières personnes qui se sont opposées à cette position du Président Donald Tromp, sont les sénateurs plus influents de son propre camp politique qui, lui ont rappelé les termes de la Constitution américaine qui ne donnent pas le pouvoir au Président de décider de la date de l’organisation de l’élection présidentielle aux USA.

Ces derniers l’ont par la même occasion informé que si le 20 janvier, les élections ne sont pas organisées, c’est la Présidente de la chambre des représentants qui assurera l’intérim du Président des États-Unis jusqu’à l’élection présidentielle.

 » Face à cette opposition, Donald Trump a renoncé à son idée macabre.
Mais si c’était en République Démocratique du Congo, les professeurs d’Université auraient inventé toute sorte de théorie pour soutenir le report de l’élection présidentielle voulue par l’autorité morale « , précise t-il.

Pour booster les Congolais à garder et protéger leur livre d’or, surtout face à quelqu’un qui veut garder le pouvoir en violation de la Constitution, le président de l’Asado déclare que le peuple congolais doit s’y opposer en commençant par les membres de son propre camp politique.

 » Ce courage, beaucoup de politiciens congolais ne l’ont pas. Il y a quelques cas rares dont celui d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba et de Monsieur Katumbi  » évoque Jean claude Katende, à titre d’exemple de personnalités qui peuvent et qui ont déjà dit non au report des élections, même si par leurs propres formations politiques.

Il demande en outre au Président Félix Tshisekedi d’éviter tout glissement du processus électoral en 2023. Il doit selon lui, avec son gouvernement, faire en sorte qu’en 2023, les élections aient lieu à la date gravée dans la Constitution, tout en s’assurant que chaque année que les ressources soient mobilisées pour que les élections se tiennent surtout à la date fixée par les textes.

Ce dernier évoque un autre cas toujours à titre d’exemple qu’en Italie, le sénateur Mattéo Salvani, chef du plus grand parti politique en termes d’expression de vote et ancien Ministre de l’intérieur, a vu ses immunités parlementaires levées afin permettre à la justice de le poursuivre pour avoir bloqué les navires des migrants sur la mer.

 » Les sénateurs n’ont pas bloqué la justice au motif qu’il est un grand politicien. Il reste grand mais il doit aller s’expliquer devant la justice qui a besoin de lui », indique-t-il.

Et Katende d’ajouter : « Chez nous, quand tu es grand, tu deviens intouchable. Quand tu es chef d’un grand parti politique, tous les membres du parti perdent toute indépendance et doivent s’aligner sur les points de vue de l’autorité morale même si on sait qu’elle n’a pas raison « , renchérit-il.

Jean Claude Katende se confie au reporter de Réplik.cd en disant que les parlementaires de la RDC qui sont recherchés par la justice, et qui ont commis de crimes doivent aller y répondre aussi. Selon lui, s’ils n’ont rien fait de mal, ils seront acquittés.

 » Ce genre de comportements ne permettront jamais à notre démocratie de grandir, ni aux autorités morales de devenir responsables de leurs mauvais actes qui minent la politique du pays, surtout que les criminels se réfugient tous au Palais du peuple en vue de fuir la justice.
Nous sommes tous appelés suivre ces bons exemples », suggère le président de l’Asado.

Désiré Wembolowa

FCC : Le géniteur du glissement a peur de glisser

Les agitations qui ont caractérisé ce dernier temps la famille politique du président honoraire de la RDC et sénateur à vie, Joseph Kabila, découle selon les observateurs, d’une peur de glissement du mandat de Félix Tshisekedi, au delà de 2023. Pourtant le mot glissement en RDC doit tout son sens à la majorité présidentielle du hier, aujourd’hui le Front commun pour le Congo( FCC).

L’opinion doit se souvenir que constitutionnellement le second et dernier mandat de Joseph Kabila à la tête du pays devait prendre fin le 19 décembre 2016 à minuit, ce qui n’était pas le cas, parce qu’ayant tenté plusieurs fois de modifier la loi mère, janvier 2015, les élections étaient reportées.

D’ailleurs, c’est là qu’apparaît pour la première fois le mot  » glissement »ou prolongement du mandat présidentielle jusqu’à l’organisation des élections. Dans le cadre de la même démarche consistant à renforcer le glissement, un dialogue a été organisé avec une partie de l’opposition, débouchant sur un accord du 18 octobre 2018 alors très controversé par le reste de l’opposition congolaise , la société civile et les Mouvements Citoyens.

Le géniteur du glissement et le retour de la manivelle

Dans son communiqué de presse du 29 juillet 2020, relatif à la situation politique du pays, le FCC, par qui apparaît pour la première fois le mot  » glissement » en RDC, promet de participer activement et positivement aux cours des sessions parlementaires à venir, mais n’entend pas soutenir les initiatives qui pourraient avoir comme conséquences de retarder( glissement) l’organisation des élections prévues en 2023.

Une façon pour la famille politique de Joseph Kabila, de prévenir à l’actuel locataire de la cité de l’Union africaine, Félix Tshisekedi de tout faire pour organiser les élections de 2023.

Tout observateur averti doit se poser la question de savoir, si le géniteur du glissement a aujourd’hui peur de voir l’autre glisser. Néanmoins, la peur qu’éprouve le FCC trouve son compte dans les différentes sorties médiatiques de certains caciques de L’UDPS sur l’organisation des élections.

D’abord la controverse sur le choix du président de la Commission Électorale Nationale Indépendant( CENI), en suite la crise importée par la pandémie du Coronavirus, certains disent sans poudre aux yeux que l’organisation des élections reste hypothétique.

F.O

Béni : les élèves finalistes dans la rue pour exiger la reprise des cours

Les élèves en majorité des finalistes du secondaire sont descendus dans la rue ce lundi 3 août 2020 à Béni pour exiger la reprise des cours.

Sur leurs banderoles , ils disent condamner le report de la reprise des cours fixée au 10 août prochain.

Selon Chirac Manzekeke, porte parole de la coordination des élèves de Béni, le Chef de l’État congolais est appelé à sauver cette année scolaire car ils sont déjà préparés à respecter les règles barrières contre la Covid-19.

La marche est allée du Stade de Kimbangu jusqu’à la mairie de Béni via le bureau de la sous division de l’Epst Béni.

Kawa Ngoy Erick

Nord Kivu: une grève sèche décrétée par 3 syndicats des enseignants

Trois syndicats des enseignants dont le Synecath, le Syeco et le Synep décrètent une grève sèche à partir de ce lundi 3 août 2020.

Les syndicalistes disent voir le gouvernement congolais respecter sa promesse relative au paiement des enseignants nouvelles unité (NU).

En principe, ils devraient être payés depuis avril dernier, ce qui n’a pas été possible. Les enseignants assis sont appelés ainsi à sécher les services dès ce lundi.

Si la réponse n’est pas trouvée, ils menancent de boycotter la prochaine rentrée exclusive aux finalistes prévue le 10 août prochain. Un sit in a eu lieu dans la capitale du Nord Kivu.

Kawa Ngoy Erick

Les Congolais à la croisée des chemins

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi a déclaré l’année 2020 comme celle des actions, dans son discours sur l’État de la Nation devant les deux chambres réunies en Congrès en décembre 2019. Pour s’en convaincre, ses proches brandissent le plus gros investissement américain signé lors du passage à Kinshasa de Peter Pham, Envoyé spécial des États-Unis dans la région des Grands Lacs.

Ils évoquent également une autre signature avec l’entreprise canadienne pour l’exploitation du Cuivre dans la province de Lualaba. Cette mine sera, selon les Investisseurs, la deuxième productrice mondiale du cuivre après le Chili.

Année des actions? La Miba reçoit 200 millions de dollars américains pour sa relance.
« Nous ne sommes qu’au début de l’année, attendez voir plusieurs entreprises se bousculer au Congo Kinshasa.

Mais c’était sans compter avec la visite indésirable de Coronavirus, venu chambouler tous les projets de développement. Les investisseurs ne savent pas venir, eux aussi laminés par le terroriste sanitaire et planétaire de Covid-19.

En attendant, la hausse des prix sur le marché est vertigineuse. Les prix ont doublé et l’argent se faire rare. Le franc congolais connaît une dépréciation qui rend malade et tourne le coeur. Depuis deux jours, des spéculations sur la toile faisant état d’une chute libre du dollar américain. Le site de la Banque centrale du Congo indique qu’un dollar ce change à 1975 fc.

En face des ténors des actions, il y a ceux qui estimaient qu’il y avait une crise politique née de dernières élections de 2018.  » Rien ne marchera dans ce pays tant que la crise de légitimité durera ». La démarche n’a pas fait long feu.

Des segments

Il y a-t-il crise ? Les analystes répondent par l’affirmatif et évoquent le climat de méfiance qui caractérise dorénavant la coalition au pouvoir.aïs aussi de la difficulté à remplacer l’équipe dirigeante de la commission électorale nationale indépendante (CENI).

Cependant, ce n’est pas cette lecture de la crise que fait l’opposition. On comprend dès lors qu’il y a plusieurs crises au Congo. Celle qu’évoque Tshisekedi à Londres, laquelle, si elle persiste, l’amènera à utiliser son stylo rouge. Il y a la crise de légitimité made Lamuka ; crise de faim et de hausse des prix des denrées de première nécessité pour la population, et la crise made america qui veut que des têtes tombent, celles impliquées dans les différents crimes.

Il y a surtout la crise sanitaire provoquée par la Covid- 19, celle-là même qui a paralysé l’humanité entière. Les écoliers et étudiants évoquent leur crise avec la reprise des cours, étant donné que les conditions ne sont pas réunies.

Ils ne sont pas en reste, les admirateurs du ballon rond qui ils s’inquiètent de l’imminente fermeture du Stade des Martyrs à cause de son aire de jeu archaïque, du manque d’éclairage et de la sécurité qui n’est pas bien assurée au temple sportif de Kinshasa.

Les infirmiers ont leur forme de crise par qu’ils ne prestent pas. L’Est du pays traverse une crise quand il y a insécurité.

Eux, ce sont des comédiens qui se plaignent de leurs conditions de vie. Il s’agit là d’une crise. La population elle broie du noir et crient à tue-tête leur « ça ne va pas ». Mais elle croit au changement imminent, parce que le Chef a parlé d’une année des actions. Tout le monde fait sa lecture de la situation sociopolitique et interprète à sa façon ce qu’il qualifie de crise.

Les Congolais se trouvent ainsi à la croisée des chemins, ne sachant ni sur quel pied danser, ni à quel saint se vouer.

Edoba

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