FCC : Le géniteur du glissement a peur de glisser

Les agitations qui ont caractérisé ce dernier temps la famille politique du président honoraire de la RDC et sénateur à vie, Joseph Kabila, découle selon les observateurs, d’une peur de glissement du mandat de Félix Tshisekedi, au delà de 2023. Pourtant le mot glissement en RDC doit tout son sens à la majorité présidentielle du hier, aujourd’hui le Front commun pour le Congo( FCC).

L’opinion doit se souvenir que constitutionnellement le second et dernier mandat de Joseph Kabila à la tête du pays devait prendre fin le 19 décembre 2016 à minuit, ce qui n’était pas le cas, parce qu’ayant tenté plusieurs fois de modifier la loi mère, janvier 2015, les élections étaient reportées.

D’ailleurs, c’est là qu’apparaît pour la première fois le mot  » glissement »ou prolongement du mandat présidentielle jusqu’à l’organisation des élections. Dans le cadre de la même démarche consistant à renforcer le glissement, un dialogue a été organisé avec une partie de l’opposition, débouchant sur un accord du 18 octobre 2018 alors très controversé par le reste de l’opposition congolaise , la société civile et les Mouvements Citoyens.

Le géniteur du glissement et le retour de la manivelle

Dans son communiqué de presse du 29 juillet 2020, relatif à la situation politique du pays, le FCC, par qui apparaît pour la première fois le mot  » glissement » en RDC, promet de participer activement et positivement aux cours des sessions parlementaires à venir, mais n’entend pas soutenir les initiatives qui pourraient avoir comme conséquences de retarder( glissement) l’organisation des élections prévues en 2023.

Une façon pour la famille politique de Joseph Kabila, de prévenir à l’actuel locataire de la cité de l’Union africaine, Félix Tshisekedi de tout faire pour organiser les élections de 2023.

Tout observateur averti doit se poser la question de savoir, si le géniteur du glissement a aujourd’hui peur de voir l’autre glisser. Néanmoins, la peur qu’éprouve le FCC trouve son compte dans les différentes sorties médiatiques de certains caciques de L’UDPS sur l’organisation des élections.

D’abord la controverse sur le choix du président de la Commission Électorale Nationale Indépendant( CENI), en suite la crise importée par la pandémie du Coronavirus, certains disent sans poudre aux yeux que l’organisation des élections reste hypothétique.

F.O

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