7 mars 2021

Les Congolais à la croisée des chemins

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi a déclaré l’année 2020 comme celle des actions, dans son discours sur l’État de la Nation devant les deux chambres réunies en Congrès en décembre 2019. Pour s’en convaincre, ses proches brandissent le plus gros investissement américain signé lors du passage à Kinshasa de Peter Pham, Envoyé spécial des États-Unis dans la région des Grands Lacs.

Ils évoquent également une autre signature avec l’entreprise canadienne pour l’exploitation du Cuivre dans la province de Lualaba. Cette mine sera, selon les Investisseurs, la deuxième productrice mondiale du cuivre après le Chili.

Année des actions? La Miba reçoit 200 millions de dollars américains pour sa relance.
« Nous ne sommes qu’au début de l’année, attendez voir plusieurs entreprises se bousculer au Congo Kinshasa.

Mais c’était sans compter avec la visite indésirable de Coronavirus, venu chambouler tous les projets de développement. Les investisseurs ne savent pas venir, eux aussi laminés par le terroriste sanitaire et planétaire de Covid-19.

En attendant, la hausse des prix sur le marché est vertigineuse. Les prix ont doublé et l’argent se faire rare. Le franc congolais connaît une dépréciation qui rend malade et tourne le coeur. Depuis deux jours, des spéculations sur la toile faisant état d’une chute libre du dollar américain. Le site de la Banque centrale du Congo indique qu’un dollar ce change à 1975 fc.

En face des ténors des actions, il y a ceux qui estimaient qu’il y avait une crise politique née de dernières élections de 2018.  » Rien ne marchera dans ce pays tant que la crise de légitimité durera ». La démarche n’a pas fait long feu.

Des segments

Il y a-t-il crise ? Les analystes répondent par l’affirmatif et évoquent le climat de méfiance qui caractérise dorénavant la coalition au pouvoir.aïs aussi de la difficulté à remplacer l’équipe dirigeante de la commission électorale nationale indépendante (CENI).

Cependant, ce n’est pas cette lecture de la crise que fait l’opposition. On comprend dès lors qu’il y a plusieurs crises au Congo. Celle qu’évoque Tshisekedi à Londres, laquelle, si elle persiste, l’amènera à utiliser son stylo rouge. Il y a la crise de légitimité made Lamuka ; crise de faim et de hausse des prix des denrées de première nécessité pour la population, et la crise made america qui veut que des têtes tombent, celles impliquées dans les différents crimes.

Il y a surtout la crise sanitaire provoquée par la Covid- 19, celle-là même qui a paralysé l’humanité entière. Les écoliers et étudiants évoquent leur crise avec la reprise des cours, étant donné que les conditions ne sont pas réunies.

Ils ne sont pas en reste, les admirateurs du ballon rond qui ils s’inquiètent de l’imminente fermeture du Stade des Martyrs à cause de son aire de jeu archaïque, du manque d’éclairage et de la sécurité qui n’est pas bien assurée au temple sportif de Kinshasa.

Les infirmiers ont leur forme de crise par qu’ils ne prestent pas. L’Est du pays traverse une crise quand il y a insécurité.

Eux, ce sont des comédiens qui se plaignent de leurs conditions de vie. Il s’agit là d’une crise. La population elle broie du noir et crient à tue-tête leur « ça ne va pas ». Mais elle croit au changement imminent, parce que le Chef a parlé d’une année des actions. Tout le monde fait sa lecture de la situation sociopolitique et interprète à sa façon ce qu’il qualifie de crise.

Les Congolais se trouvent ainsi à la croisée des chemins, ne sachant ni sur quel pied danser, ni à quel saint se vouer.

Edoba

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