Les exonérations et les compensations des recettes publiques, une nouvelle forme de détournement des deniers publics.

Lors de sa communication à la FEC mercredi 06 août, l’inspecteur général des finances a révélé que le pays perd 5 milliards de USD par an pour des exonérations dont 60 % sont sans fondement. Des sources de la commission d’examen des exonérations qui travaillent à l’inspection générale des finances révèlent que la situation est inacceptable et des mesures draconiennes seront proposées au Chef de l’État.

L’inspection générale des finances attend proposer que toute nouvelle exonération à accorder soit soumise à l’examen du conseil des ministres pour éviter les abus constatés. Par ailleurs, la pratique de compensation constitue aussi un cancer dans les finances publiques et source de paiements de fausses dépenses ou dépenses injustifiées.

Plusieurs vautours financiers ont utilisé cette pratique de compensation pour saigner à blanc les finances publiques avec des fausses créances comme des condamnations judiciaires de l’Etat, des services non rendus à l’Etat, les marchés non exécutés.

« Si la mesure d’interdiction des compensations tient, nous allons assister à l’amélioration des recettes et à la chute des prédateurs des finances publiques qui se présentent parfois en agneaux », indique un des experts.

L’inspecteur général des finances Jules Alingete doit tenir pour relever le défis, car les fossoyeurs des finances s’activent déjà à monter des complots contre sa personne et l’inspection générale des finances.

Plusieurs observateurs estiment que le Chef de l’Etat doit davantage soutenir l’IGF en ne pas prêtant pas oreilles aux criminels financiers qui se recrutent dans tous les milieux.

LM

Please follow and like us:

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

RSS
Follow by Email
× Comment puis-je vous aider ?