Tourisme : les Congolais invités à Lola ya Bonobo dès le 17 août

Le site “Lola ya Bonobo sera de nouveau accessible au public a partir du 17 août.” L’annonce a été faite par la Directrice générale, Fanny Minesi, en marge de la visite qu’a effectuée, mardi 11 août, le Ministre du tourisme dans ce dernier sanctuaire dédié à la protection de ces grands singes. On l’appelle “Lola Ya Bonobo”. “Paradis des Bonobos” en langue Lingala.

“Lola Ya Bonobo” est le nom très évocateur de ce sanctuaire naturel situé en RDC et dédié à la protection de ces grands singes. Fondé en 1994, Lola Ya Bonobo accueille en permanence des dizaines de bonobos et leur permet de s’épanouir sans qu’aucun danger ne les menace.

“Les bonobos sont une espèce qui ne vit qu’en République démocratique du Congo, nulle part ailleurs au monde”, explique la directrice. Malheureusement cette nouvelle espèce est en danger de disparition par le fait qu’elle est menacée par le braconnage, menacée par la déforestation.
Mais leur disparition est également liée à leur faible reproduction. “Sa reproduction est lente et difficile”, précise-t-on. “Les femelles donnent un petit tous les cinq ans de leur vie.”

Les bonobos peuvent ainsi donner naissance à environ cinq bébés tout au long de leur vie puisqu’ils entrent en maturité sexuelle à l’âge de 12 ans et peuvent vivre jusqu’à 50 ans, à l’image de leurs cousins de la famille des grands singes.

Il en existe quatre dans le monde : l’orang-outan, le chimpanzé, le gorille et enfin le bonobo dont le comportement se rapproche le plus de l’homme. “Le bonobo est considéré comme un animal qui vit dans une structure sociale très développée et bien structurée”, mais il est aussi considéré comme le plus pacifique des grands singes”, disent les primatologues.

À chaque conflit, les bonobos vont, en effet, tenter de négocier par approche sexuelle. “Tous les individus du groupe sont impliqués parce qu’à chaque fois qu’il y a un stress ou un souci dans le groupe, ils doivent s’apaiser, se calmer.”

En 1980, on estimait à 100.000, le nombre des bonobos. Mais à ce jour, leur population est estimée à 20.000 individus. Les scientifiques estiment que, si rien n’est fait pour arrêter le braconnage et la déforestation, dans 3 générations, il n’y aura plus aucun bonobo en milieu naturel. C’est l’inquiétude de Fanny Mines. La directrice invite tous les Congolais à visiter ce site qui répond à leurs exigences.

Edoba

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