A la suite des investigations de l’Inspection Générale des Finances , le parquet général près cour d’appel de gombe a traduit devant la cour d’appel gombe mr djamba , inspecteur général de l’enseignement et mr kapay, directeur de service de contrôle de la paie des enseignants (secope ) pour détournements de fonds publics.

Après 3 séances de confrontation, la cour d’appel gombe vient de rendre sa décision condamnant les deux prévenus à 20 ans de prison ferme avec restitution des fonds volés et interdiction d’exercer tout mandat public ou politique après avoir purgé leurs peines .

C’est ce jeudi 25 mars que ce verdict a été rendu public. Selon le juge, une maffia organisée s’était  installée au sein de l’Inspection Générale de l’Enseignement Primaire et Secondaire et au Secope (Service de Contrôle et de Paie des Enseignants).

En effet, l’inspecteur général  à l’Epst michel Djamba a détourné 560.040.080 ,plus de 340 millions et 1 milliards des  francs congolais destinés à l’organisation de l’Examen d’Etat et du Tenafep (Test National de Fin d’Etudes Primaires) par des ordres verbaux reçus de sa hiérarchie .Les marchés de gré à gré conclus, selon lui, sous le bénéfice de l’urgence, en violation flagrante de la loi, qui a prévu des procédures précises pour la passation de ce type de marchés.

Le directeur de secope dhélond kompay a détourné 13,216 millions de francs.Avec le gonflement des effectifs était tel que pour l’exercice scolaire 2019-2020, le ministère de l’Enseignement Primaire et Secondaire affichait 600.000 (six cent mille) unités, soit la moitié de l’ensemble de l’administration publique, estimée l’année dernière à environ 1.200.000 (un million deux cent mille) cadres et agents par le ministère de la Fonction Publique.

Comme indices graves de la maffia opérationnelle à l’Inspection Générale de l’Enseignement Primaire et Secondaire ainsi qu’au SECOPE (Service de Contrôle et de Paie des Enseignants), le ministère public a épinglé de faux arrêtés ministériels, de fausses factures, de faux reçus, des doublons, des mineurs, de nouvelles unités recrutées les dimanches et les jours fériés, de fausses listes de paie, etc.

Ce procès s’est déroulé à la cours à la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe et que des millions de Congolaises et Congolais ont eu la chance de le suivre à la radio et à la télévision nationale, est en train de lever un pan de voile sur le modus operandi des saboteurs de la gratuité de l’enseignement de base.

En dépit des efforts des prévenus et de leurs avocats de tenter de défendre l’indéfendable, les actes délictueux posés au détriment de la jeunesse congolaise les prédestinent à de lourdes peines de prison et à de fortes amendes. On attend, pour la suite, que la liste des détourneurs de deniers publics s’allonge.

Ce procès de secope et de l’IGE est une première dans une série des procès de détournement des fonds alloués à l’Epst.

Pour rappel, ce procès est une suite du rapport de l’Inspecteur général des finances rendu public en novembre dernier. Ce dit rapport dénoncé les détournements de plus de 62 milliards des francs congolais alloués à l’Epst.17 personnes sont cités dans ce rapport comme des auteurs de cette maffia orchestrée dans ce ministère. Comme pour dire, il reste le procès 15 personnes citées dans ce rapport.

La traque des fossoyeurs des finances décrétée par l’inspection générale des finances commence à donner les résultats .

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