Imbroglio dans l’église : Les prélats catholiques lisent mieux la Constitution que la Bible

Depuis un temps, il est de notoriété publique que les évêques catholiques manifestent plus d’intérêt dans les débats politiques que les problèmes liés à leur confession.

Selon plusieurs fidèles catholiques, depuis l’avènement du cardinal Fridolin Ambongo, il se montre plus politique qu’homme d’église.

D’aucuns le présentent comme plus grand commun diviseur tant et si bien qu’il est en première ligne concernant l’actualité en se montrant très virulent en prenant des positions tranchées. Ce qui, à l’évidence, réveille des suspicions…

 

Après l’échec de Martin Fayulu à l’issue de la Présidentielle de 2018, le premier responsable de l’église catholique s’était substitué à la Commision électorale nationale indépendante (Ceni) pour dire à la face du monde que c’est le challenger de l’actuelle chef de l’État qui avait glané plus de suffrages.

Il s’est basé sur le rapport d’une structure mise en place pour la circonstance, alors qu’elle n’avait même pas placé 20 000 observateurs pour un scrutin qui comptait de plus de 70 000 bureaux de vote.

Alors que les observateurs n’avaient pas la faculté de percer le secret du scrutin. Et leur rôle se limitait à observer et de faire rapport du déroulement du vote. Comme la loi le prévoit, seuls les témoins des candidats avaient l’accès aux PV sanctionnant les résultats.

L’église catholique veut contrôler la Ceni

Bien que le processus de désignation de celui qui devra présider aux destinées de cette institution d’appui à la démocratie
ait été respecté, les prélats catholiques sentant que la voie empruntée s’est obstruée, ils s’activent maintenant à bloquer la procédure.

Des questions fusent dont la principale est : pourquoi seulement les élections qui intéressent davantage les prélats catholiques ?

Lorsque le gouvernement a annoncé la baisse des tarifs de billets d’avion et des vivres, les prélats ne se sont jamais manifestés pour louer ces décisions allant dans le sens du mieux-être collectif.

Lorsque l’Inspection générale des finances (IGF) s’emploie à traquer les fossoyeurs de l’économie nationale, les prélats catholiques s’enferment dans un silence assourdissant. Chose tout aussi surprenante : les voilà
qui crient à l’acharnement arguant que le pouvoir en place s’applique à écarter les probables candidats aux prochaines élections.

Constat unanime : le cardinal Ambongo montre de plus en plus son goût immodéré à la politique et prend parti ouvertement.

Lorsque le président de la République a décrété la gratuité dans l’enseignement, les écoles catholiques l’ont vertement snobé, d’autant que, c’est un secret de Polichinelle, les prélats catholiques vivent des rétrocession des écoles.
Ici le respect de la Constitution qu’ils mettent souvent en avant, n’est pas de rigueur…

LM

Please follow and like us:

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

RSS
Follow by Email
× Comment puis-je vous aider ?